La vidéo en communication publique : « elle permet de capter l’oeil, d’avoir un impact émotionnel et de renforcer la mémorisation des messages »

Dans cet épisode, je présente les résultats d’une étude sur l’usage de la vidéo en communication publique. Une étude menée en octobre 2024 par Le Communicant itinérant auprès de 40 professionnels de la communication publique, dont la moitié de Dircoms. 

Une étude qui répond à 3 questions : 

– la vidéo est-elle un outil de communication utile pour l’Etat, les collectivités et les hôpitaux ? Si oui, pourquoi ces structures publiques réalisent-elles des vidéos ? 

– quels sont les formats de vidéos réalisés par les trois fonctions publiques ? 

– qui sont les auteurs de ces vidéos ? 

Premier enseignement de cette étude : pour 95% des répondants, la vidéo est essentielle en communication publique. Pour eux, la vidéo est impactante, c’est un outil à large audience grâce à la viralité du numérique. C’est un outil qui touche tous les publics, notamment ceux qui ne lisent pas, ceux qui privilégient l’oralité et les jeunes de 18 à 35 ans. C’est aussi un outil plus vivant que l’écrit, qui capte l’oeil, et qui a un impact émotionnel. C’est également un outil qui améliore la compréhension des sujets complexes et qui renforce la mémorisation des messages en combinant visuels, son et narration.

La vidéo permet aux citoyens de mieux comprendre les politiques publiques, de sensibiliser aux enjeux, de revenir sur un événement, de valoriser les métiers, de justifier l’utilisation d’un budget en montrant une réalisation concrète de la structure publique ou encore de donner une valeur ajoutée à une campagne de communication publique. Elle permet aussi de faire agir les citoyens, de modifier leur comportement et de leur faire prendre conscience de l’engagement et des valeurs de la structure publique. Enfin, la vidéo permet une grande liberté de création car elle est adaptée à tous les supports de communication avec, bien sûr, un format adapté à chaque support. 

Les répondants, insistent quand même sur un fait important : oui la vidéo est fondamentale mais elle doit s’inscrire dans une stratégie de communication publique globale. 

Deuxième enseignement de cette étude : les vidéos réalisées sont essentiellement des vidéos très courtes, de 30 secondes à 2 minutes maximum. Des vidéos contenant un message simple, une narration assez basique et nécessitant peu de montage, des vidéos destinées essentiellement aux réseaux sociaux. Quant aux portraits et aux reportages vidéos lors d’un événement interne ou externe, ils sont assez rares dans les fonctions publiques locales et hospitalières. On en retrouve davantage au niveau de la fonction publique d’Etat.

Troisième enseignement : les vidéos réalisées le sont essentiellement en interne. Les fonctions publiques locales et hospitalières réalisent elles-mêmes les vidéos courtes pour les réseaux sociaux. Elles réalisent rarement elles-mêmes des vidéos de reportage ou des portraits vidéos, c’est plutôt des questions-réponses. Quant à la fonction publique d’Etat, elle dispose le plus souvent d’un professionnel dédié à la vidéo, voire d’un pôle si la structure est d’une taille importante. Les universités, qui dépendent de la fonction publique d’Etat, font ici figure d’exception. 

Damien ARNAUD

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